CONFIDENTIEL.MR

Friday, November 11, 2005


Smassides aussi en "Concertation"

Quelques 200 hommes d'affaires et cadres de la tribu Smasside se trouvent en congrès à Jeddah en Arabie saoudite depuis une semaine.

Cette grande rencontre dont tout Nouakchott parle, représente la première "concertation" à laquelle prend partie très discrètement le président renversé M. Maaouya O. Taya arrivé de Doha..

Aucune information n'a pu être obtenue sur le contenu de ce congrès du moins extraordinaire qui se déroule sous couvert de la proximité parentale et moyennant le prétexte religieux de la "Oumra"..

Ce qui est cependant certain, c'est que l'ordre du jour est important, eu égard aux déplacements massifs enregistré vers les Lieux Saints.

Signalons que l'érudit Dedew donne ces jours une série de conférences sur la demande des fidèles venus à la Oumra.. Maaouya sera certainement surpris de rencontrer un Dedew récemment libéré depuis 3 mois, opéré depuis un mois en Arabie Saoudite et toujours dans les coeurs des Mauritaniens !

Tuesday, September 13, 2005


Ould Dhmine épris de démocratie !

LETTRE OUVERTE N° 2 A MONSIEUR LE PRESIDENT DU CMJD, COLONEL ELY OULD MOHAMED VALL ET A MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, SON EXCELENCE SIDI MOHAMED OULD BOUBACAR

Amnistie et son contraire - Orpheline, sevrée et nostalgique, l'ex-opposition reproche à Maaouiya son départ précipité.

Monsieur le Président du CMJD, Au pays au million de colonels, que vaut le soutien d'une clique d'hypocrites anciens laudateurs orphelins laissés à la dérive ? Appel d'offre à la concurrence internationale pour la vente aux enchères politiques mais ''privée'' d'une ex opposition à l'ancien pouvoir de Ould Taya.Caractéristiques du produit mis en concurrence : Une ex opposition âgée de 15 ans (donc encore juvénile, immature mais attention complètement stérile) sans instruments de navigation, placée sur bouées de sauvetage situées en plein océan ballottée au gré de la brise marine et des moussons par des vagues déferlant sur une plage très marécageuse. Avis à Messieurs les Gouvernants désireux de soumissionner pour obtenir un éventuel soutien de l'ex opposition moyennant des prébendes et un certain nombre de postes ministériels, parlementaires et maires mais surtout un petit pousse-pousse aux présidentielles (préciser le nombre de postes offerts). Qui dit mieux pour le soutien d'une ex opposition aux abois qui a du mal à trouver un interlocuteur dans le nouveau pouvoir disposé à lui accorder un statut ''d'opposant caméléon'' interchangeable et corvéable à volonté ?

Monsieur le Président, par cette introduction, j'ai voulu donner un avant goût des thèmes que je vais développer suite à un survol des problèmes que vit notre pays, à une balade de mon esprit que hantent fréquemment quelques idées éparses et cauchemars.Je suis plus que jamais décidé à rompre le silence pesant de notre élite intellectuelle et briser cette résignation silencieuse de notre classe politique en provoquant certains débats pour revigorer et animer la scène politique.
Au moment où je remets cette lettre à la presse, j'ai suivi des interviews accordées aux médias d'Etat par quelques uns des dirigeants des partis. Ce geste très timide et presque arraché par les pouvoirs publics, met fin, ou tout au moins momentanément, au mutisme criant d'un certain nombre de chefs des partis. Je dis geste arraché (ou plutôt propos arrachés) parce que les mêmes questions posées à tous sur les mêmes sujets (commissions interministérielles) et les interviewés étaient venus sur convocation. Les problèmes urgents de survie qui préoccupent les citoyens quotidiennement étaient absents des débats. Je déplore que les présidents des partis aient accepté de se prêter à ce genre de questionnaires guidés, centrés et limités. Néanmoins, cet acte du nouveau pouvoir militaire consacre et inaugure une ère nouvelle pour le libre accès aux médias d'Etat à toutes les familles politiques pour la première fois dans l'histoire du pays.
Les citoyens apprécient hautement à sa juste valeur ce comportement démocratique.Nous rêvons déjà de suivre et d'écouter des TV2 et TV3 libres et pourquoi pas des radios privées.
Monsieur le Président, l'utilisation de la force pour l'accession au pouvoir est très loin d'être un style civilisateur mais plutôt celui de la loi de la jungle digne des forêts équatoriales et de l'ère primaire.
Ce rappel fait, le peuple a pris acte de vos bonnes déclarations d'intention, vous accorde le bénéfice du doute sur la sincérité de votre ton qui confirme que vous n'avez pas d'arrières pensées inavouées quant à la continuité de l'exercice du pouvoir. Les citoyens préfèrent vivre dans un pays pauvre où règnent la justice, la dignité, la liberté, l'égalité des chances de répartition de revenus que de vivre dans l'opulence sous un environnement d'injustice, d'oppressions et de frustrations.
La mort est inévitable, le déshonneur l'est moins. Sachez que ce régime militaire porte en lui d'incommensurables germes de son auto-destruction. Vous êtes indissociable de l'œuvre de l'ex président si négative ou positive soit-elle mais oublions cet épisode de régime déchu.Un mois après le putsch, des signes précurseurs positifs quelque peu timides sont perceptibles mais on sent encore que quelque chose piétine, trébuche quelque part.Evitez le pouvoir personnel qui engendre les dérives de même que les décisions inappropriées et improvisées sachant bien que quelques éléments mal intentionnés de votre entourage peuvent créer des crises artificielles ou réelles pour se maintenir en place beaucoup plus que prévu.
Les citoyens sont très las des rendez-vous ponctuellement ratés, las de cette frileuse attente régulièrement prorogée sans qu'il n'y ait de signaux annonciateurs de la fin de leur calvaire. Tous les ingrédients qui fabriquent l'exclusion et l'extrémiste sont toujours là. Les acquis de l'embryon de démocratie pluraliste, de la portion de liberté d'expressions et d'initiatives déjà obtenus sous l'ancien régime doivent être jalousement conservés et perfectionnés.Volons la vedette aux pays voisins et arabes et devenons le pays au trois millions de démocrates où règnent la sécurité, la stabilité, la générosité, la justice et la tolérance, etc. Nous pouvons encore le devenir grâce à notre génie créateur et nos capacités d'accommodement, de sobriété et d'endurance. Le climat est propice, Dieu merci, mais n'oubliez pas que nos eaux sont très agitées et notre embarcation très vulnérable.

Monsieur le Président, mettez nous en confiance par un petit quelque chose qui vous singularise des régimes militaires chez nous et de par le monde (déjà il y en a un à votre actif : vous ne vous présentez pas au suffrage universel) car tout le reste est un remake (à l'image du putsch du 12/12/84 : libération des prisonniers qui n'était qu'un simple renouvellement des locataires des lieux pénitenciers car quelque temps après toutes les prisons étaient remplies, manifestations de soutien etc.). En votre qualité d'ancien élève de l'Ecole d'Enfants de Troupes de Fréjus (France) et de l'Académie Militaire Mekhnès (Maroc) donc d'officier intellectuel et compétent, vous pouvez nous offrir ce Singulier avec s majuscule qui sera votre deuxième propre apanage distinctif national.
Evitons une transition bâclée porteuse de risques graves, de désordres, de glissement dans la surenchère et la supercherie.
Monsieur le Président, il est absolument nécessaire pour la concorde et l'unité nationale d'éviter la chasse aux sorcières, ne jamais ouvrir les dossiers du passé (avellahou anemasselef) surtout les dossiers de gestion.
La bastonnade d'un esclave ne doit point faire rire un autre et rira bien qui rira le dernier, dit l'adage.Déjà beaucoup de voix s'élèvent pour condamner les fouilles et brouilles vécues ça et là (BCM, Trésor, etc.) la semaine dernière. Qui cherche à unir n'ouvre pas les brèches de discorde surtout quand cela peut toucher beaucoup de monde pour ne plus jamais s'arrêter. Tout le monde ou presque a trempé dans la mauvaise gestion de l'ancien régime, donc ne remuons pas le couteau dans la plaie surtout quand elle n'est plus guérissable. Jouons au rassembleur, le reste risque de nous éloigner de notre mission première qui est la transition.

(A suivre)
MOHAMED ABDALLAHI OULD DMINEIngénieur Génie CivilTél. 623 35 02- Nouakchott

Wednesday, September 07, 2005




Retour au bled !

Au moins 200 opposants mauritaniens en exil se préparent à regagner leur pays à la faveur de l'amnistie générale annoncée vendredi soir par le colonel Ely Ould Mohamed Vall, chef de la junte au pouvoir depuis le 3 août dernier àNouakchott, a-t-on appris dimanche de source proche de lacommunauté mauritanienne en France.
Selon Abdel-Nasser Ould Yessa, une des personnalités bénéficiaires de la mesure d'amnistie, les opposants se retrouveront bientôt dans une capitale africaine avant de regagner leur pays par un vol groupé."Les discussions sont en cours pour arrêter la date du regroupement de tous les opposants en exil dans une capitale ouest-africaine.
Nous rentrerons ensemble sur le même vol à Nouakchott. Au bas mot, nous serons 200 à revenir ensemble au bercail", a précisé à la PANA M. Ould Yessa, un des responsables de "Conscience et résistance"." Il est indéniable que le retour massif des opposants, dont certains n'ont pas foulé le sol de leur pays depuis plusieurs années, va permettre de relever le niveau du débat politique. Les questions de fond pourront ainsi être abordées pendant la transition", a ajouté l'opposant mauritanien. Pour lui, la junte militaire qui a renversé le président MaaouyaOuld Sid'Ahmed Taya n'aura réussi son entreprise de"décrispation" du climat socio-politique en Mauritanie que si elle abordait les questions de fond, dont la persistance de l'esclavage.
"L'amnistie est certes une bonne chose puisqu'elle permet à des citoyens contraints à l'exil de rentrer enfin au pays. Dans le cas de la Mauritanie, il est indispensable qu'elle soit accompagnée du retour au bercail des personnes déportées au Sénégal et au Mali et qu'elle soit soutenue par la réparation des crimes ethniques ainsi que des débats de fond sur la gestion de la transition", a encore dit Abdel-Nasser Ould Yessa.
Moins d'un mois après avoir évincé du pouvoir le président OuldTaya, le Conseil militaire pour la démocratie et la justice (CMDJ) a décidé d'élargir toutes les personnes condamnées pour des "raisons politiques".
Des Mauritaniens incarcérés pour leur implication dans les tentatives de coups d'Etat de 2003 et 2004 ont ainsi été libérés de prison en même temps que des personnes accusées de "sédition islamiste".

Monday, September 05, 2005



Libres comme le vent !

Le président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie a promulgué hier vendredi 02-09-2005, après délibération et adoption par le CMJD, une Ordonnance accordant amnistie pleine et entière pour les infractions commises avant le 03 août 2005 et relevant des catégories ci-après :
- Infractions à la sûreté intérieure et extérieure de l'Etat ;
- Délits de presse, de réunion et de constitution des associations non autorisées ;
- Et, en général, infractions à caractère politique ou militaire.
Conformément à cette amnistie et sur le fondement de l'article premier de l'ordonnance et par Décret en date du 02-09-2005, le président du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie a fixé la liste des personnes bénéficiaires de cette amnistie comme suit :

1- Mohamed Khouna Ould Haidalla ;
2- Ismail Ould Amar ;
3- Mohamed Elhafedh Ould Mohamed Vall, dit Haba ;
4- Mohamed Yehdhih Ould Breideleil ;
5- Devali Ould Cheine ;
6- Cheikh El Mokhtar Ould Hourma ;
7- El Mouvid Ould El Hassen Ould Taleb ;
8- Mohamed El Hassen Ould Lebatt ;
9- Sidi Mohamed Ould Ethmane Ould Elyessa ;
10- Jemal Abdel Nasser Ould Ethmane Ould Soued'Ahmed ;
11- Chbih Ould Cheikh Melaïnine ;
12- Bouh Ould El Hassen ;
13- Mokhtar Ould Haiba ;
14- Ebehah Ould Cheikh ;
15- El Varrah Ould Chkouna ;16- Mahfoudh Ould Sidi Mohamed;
17- Sidi Mohamed Ould Ne ;
18- Mohamed Ould Ahmed Ould Vall
19- Mohamed Lemine Ould Leghlal ;
20- Mohamed Ould Saad Bouh ;
21- Mohamed Ould Chaibani ;
22- Sidi Ely Ould Mohamed Vall ;
23- Mahfoudh Ould Baiba ;
24- Mohamed Ould Abdi ;
25- Ely Ould Maghlah ;
26- Ahmed Ould Ahmed Abd ;
27- Mohamed Ould Hamma Vezza;
28- Beddy Ould Sidi ;
29- Abdallahi Ould Massoud ;
30- Mohamed Ould Sidi Mohamed;
31- Etaher Ould Varwi ;
32- Didi Ould Mohamed ;
33- Moussa Ould Essalem ;
34- Saleh Ould Mohamedou Ould Hananna ;
35- Abderrahmane Ould Mini ;
36- Moustapha Ould Echeibani ;
37- Cheikh Ould Brahim ;
38- Sid Ahmed Ould Sidi Mohamed, dit Dehanna ;
39- Mohamed El Moustpha Ould Sidi Ahmed ;
40- Arafat Ould Ahmedou ;
41- Saadna Ould Sidi Mohamed ;
42- Sidi Mohamed Ould Hreimou;
43- Ahmed Ould M'Bareck ;
44- Habib Ould Abou Mohamed ;
45- Mohamed Lemine Ould Elwaer ;
46- Mohamed Ould Cheikhna ;
47- Mohamed Ould Saleck ;
48- Ahmed Salem Ould El Kaabach ;
49- Hamoudi Ould Baba ;
50- Yerba Ould Bab'Ahmed ;
51- Moustapha Ould Chafii ;
52- Aly Ould Mahena ;
53- Hamoudi Ould Siamm ;
54- Yehdhih Ould Ebnou ;
55- Aly Ould Mohamed ;
56- Ely Ould Mohamed ;
57- Salem Vall Ould Ahmed ;
58- Cheikh Ould El Haj ;
59- Lemrabet Ould Eydda ;
60- Breika Ould M'Bareck ;
61- Sidi Ould Demba ;
62- Mohamed Mahmoud Ould Cheikh ;
63- El Mourteji Ould Boubakkar ;
64- Ely Ould Mohamed ;
65- Elher Ould Chbeil ;
66- Die Ould Sidi Mohamed ;
67- El Moustapha Ould Mohamed Lemine ;
68- Naji Ould Mohamed Abdallhi;
69- Sidina Ould Mreizigh ;
70- Mokhtar Ould Blal ;
71- Brahim Ould Mohamed Salem ;
72- Boubekar Ould Mohamed Marzough ;
73- Mohamed Ould Bouna ;
74- Cheikh Ould Sid'Alabd ;
75- Mokhtar Ould M'Bareck ;
76- Bedda Ould Hamma ;
77- Mohamed Ould Ekhyarhoum ;
78- Khlifa Ould Hamma ;
79- Zeidane Ould Mohamed ;
80- Ahmed Ould Sidi ;
81- Mohamed Abdallahi Ould Mohamed ;
82- Mohamed Vall Ould Lefdhdal;
83- Mahfoudh Ould Sidi ;
84- Mahfoudh Ould Sidi
85- Ebbehah Ould Massoud ;
86- Khouya Ould Ahmed Ould Cheikh ;
87- Bilal Ould Mahmoud ;
88- Hammoud Ould Brahim ;
89- Mohamed Ould Sidi ;
90- Ahmed Ould Mohamed M'Bareck ;
91- Ely Ould Ammar ;
92- Cheibani Ould Hmeida ;
93- Sidi Ould Mekhalla ;
94- Youssouf Ould Mohamed ;
95- El Hassen Ould Massoud ;
96- Sidati Ould Die ;
97- Zeidane Ould Khtoura ;
98- Cheikh Ould Ahmed Ould Amar ;
99- Brahim Ould Mohamed ;
100- Ahmed Ould Mohamed ;
101- Adva Ould Oud ;
102- Mohamed Ould Nem ;
103- Mohamed Ould Hbib ;
104- Ely Ould Meiss ;
105- Mokhtar Ould M'Beirick ;
106- Etghana Ould Sidi ;
107- Boubakkar Ould El Mamy ;
108- Mohamed Ould Vali ;
109- Abidine Ould Sidi Boubakkar;
110- Mohamed Ould Sidi Mohamed ;
111- Moulay Ould Elkebir ;
112- Dehab Ould Moussa ;
113- Elhaj Ould Ali ;
114- Sidi Mohamed Ould Mohamed Khouna Ould Haidalla ;
115- Ely Ould Bekkar Ould Sneiba


Discours du Président du CMJD
"Chers compatriotes, chers frères et sœurs, Depuis quelques années, une crise de confiance s'est installée entrele pouvoir et le peuple. Leurs rapports ont continué à se dégrader, occasionnant toujours plus de frustrations et d'injustices.
La viepolitique se caractérisait par une impasse totale et les institutions issues de la Constitution du 20 juillet 1991, étaient devenues une représentation caricaturale de la démocratie.
Le pays s'enfonçait dans une crise économique et financière généralisée. La mauvaise gestion et le détournement des biens publics anéantissaient toute perspective de développement. Le pouvoir glissait, chaque jour davantage, vers la crispation, l'isolement et l'autoritarisme. Les tentatives de déstabilisation se succédaient, créant un climat d'instabilité générale. La situation risquait à tout instant d'entraîner le pays dans l'incertitude et l'inconnu. En l'absence de toute autre perspective, les forces armées et de sécurité ont décidé, unanimement, d'assumer leurs responsabilités pour sauver le pays des dérapages et des risques d'explosion qui le menaçaient.
Elles l'ont fait sans effusion de sang et sans inquiéter qui que ce soit. Elles ont pris le pouvoir sans la moindre intention de le garder, mais pour asseoir un véritable régime démocratique pluraliste. Pour cela, le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie s'est engagé à mettre en oeuvre le processus de transition démocratique dans un délai de 24 mois au maximum. Avant la fin de la première année, un referendum sera organisé, afin d'introduire des amendements constitutionnels destinés notamment à garantir de façon pérenne l'alternance au pouvoir par la limitation de l'exercice du pouvoir présidentiel à deux mandats au maximum. Une fois les amendements à la constitution adoptés, les électeurs mauritaniens seront appelés à élire successivement les membres du parlement et le président de la République, selon un calendrier précis qui sera fixé au cours de consultations avec les forces politiques légalement reconnues.
Chers compatriotes, Ce programme de transition démocratique a obtenu un très large soutien populaire et l'appui de tous les acteurs politiques, consacrant ainsi un degré de consensus national sans précédent dans l'histoire de notre pays. La réalisation rapide de ce programme requiert votre adhésion et votre soutien actif pour qu'ensemble nous construisions une Mauritanie nouvelle, réconciliée avec elle-même, une Mauritanie attachée à son identité musulmane, arabe et africaine dont les mœurs politiques n'ont d'autre fondement que le droit, une Mauritanie républicaine, soucieuse d'offrir l'égalité des chances à tous ses citoyens dans un esprit de justice et d'équité sociale, une Mauritanie qui oeuvre pour la promotion de ses couches déshéritées, une Mauritanie, enfin, qui bannit la culture de la violence et met en avant celle de la tolérance et du dialogue constructif.
Chers compatriotes, Comme vous l'avez suivi ces derniers jours, le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie a entamé, sans tarder, la mise en exécution des promesses annoncées. Un gouvernement civil a été mis enplace. Il s'est immédiatement attelé à la réalisation du programme de la période transitoire. Ainsi, trois comités interministériels ont été constitués avec pour mission de travailler sur trois volets essentiels de la transition, à savoir le processus démocratique transitoire, la justice et la bonne gouvernance. Le résultat des travaux de ces comités, attendu dans un délai maximum de 60 jours, fera l'objet, dès sons adoption par le CMJD et le Gouvernement, de larges concertations avec les partis politiques et la société civile. Comme gage de sa bonne volonté de neutralité et de transparence, le CMJD vient d'adopter une ordonnance constitutionnelle relative àl'inéligibilité du Président et des membres du CMJD, ainsi que du premier ministre et des membres du gouvernement pour les prochaines élections législatives et présidentielles. Toutes ces garanties ont fini par convaincre ceux qui, parmi la communauté internationale, avaient des appréhensions et des réserves quant aux intentions et à la nature du changement du 3 août. Les émissaires et les messages que j'ai reçus ces derniers jours ont tous exprimé leur compréhension du changement opéré et leur confiance dans le programme mis en oeuvre, ainsi que leur volonté d'accompagner ce processus jusqu'à son aboutissement. C'est le cas de l'UnionAfricaine, de l'Union du Maghreb Arabe, de la Ligue des Etats Arabes, de l'Organisation de la Conférence Islamique, de l'Organisation internationale de la francophonie, ainsi que les pays frères et amis qui nous ont exprimé leur compréhension et leur soutien.
Je voudrais ici leur dire nos remerciements les plus sincères, en réitérant le respect par le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie et le Gouvernement de l'ensemble des engagements internationaux de la Mauritanie, ainsi que son attachement indéfectible aux nobles objectifs et idéaux consacrés par les chartes des Nations Unies, de l'Union africaine, de la Ligue des Etats arabes, de l'Organisation de la conférence islamique et de toutes les organisations dont elle est membre.
Chers Compatriotes, Durant cette période transitoire, le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie et le Gouvernement n'épargneront aucun effort pour moraliser la vie publique et gérer de la meilleure manière possible les potentialités nationales, afin de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations.
Chers citoyens, Chers frères et sœurs, Le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie a décidé aujourd'hui d'accorder l'amnistie générale, pleine et entière à tous les Mauritaniens condamnés pour crimes et délits politiques, afin de leur permettre de participer à cette oeuvre de construction nationale en toute liberté et en toute quiétude et d'unir leurs efforts, sur le sol national, pour garantir à notre pays un avenir de paix, de progrès et de prospérité.
Je vous remercie".

Friday, September 02, 2005



Opération "debbabat", le rideau est tombé!

Ils sont libres comme le vent !.. Amnistie pleine, totale etimmédiate.. Et oui, moins d'un mois après l'avènement du changementhistorique du 3 août, les « terminators » locaux, devenus plustard « cavalier du changement, passeront entre leurs familles. Cela s'appelle du CMJD..
Je suis tenté, dans ces circonstances de me poser quelques questions sur l'attitude d'une certaine « opposition expatriée » au vu des derniers rebondissements..
Pourra –t-elle être au rendez-vous avec l'histoire ? Va –t-elle continuer de semer l'amalgame ? L'avenir nous le dira et qui vivra verra.. !
Un acte courageux, certes, cette amnistie.. Un acte collégial, consensuel et de providence mis déjà à l'actif de ce CMJD de tous les honneurs. Sera –t-il suivi par d'autres actes ? Iront-ils jusqu'au bout ? Peuvent-ils rencontrer nos espoirs ? Vont-ils examiner le passif humanitaire et la question des déportés ? Ont-ils un agenda pour cela?
Ou bien un CMJD de transition, doit-il s'atteler à de pareils casses-tête ? Une œuvre de cette envergure, ne doit-elle pas être menée par un Président élu démocratiquement ? L'examen du passif humanitaire, n'implique t–il pas un forum national ? La réussite de celui-ci, n'est-elle pas tributaire de la typologie politique nationale, actuellement en pleine métamorphose ? L'avenir nous le dira également.
Vive le CMJD, vive la Mauritanie juste et démocratique

Thursday, September 01, 2005


SNIM, 21 ans de black-out !

D’après certaines sources crédibles, une délégation avait été dépêchée à la SNIM la fin de la semaine du 15 août. Il s’est avéré suite au premier examen depuis 21 ans de certains aspects liés à la société, que Ould Heyine l’actuel administrateur directeur général, ni plus ni mois qu’un actionnaire sociétaire légal, tout comme Sejad et Chrif O. Abdallahi.

Pour cette raison, révèle la même source à « confidentiel_mr», il n’est pas possible de déloger Ould Heyine avant que beaucoup de démarche complexes ne soient achevées.. D’ailleurs, les comptes du fameux Trust Funds, n’ont jamais été rapprochés sérieusement et la seule signature valable auprès de City Bank à New York et UBS à Genève est celle de Ould Heyine.

Rappelons que O. Heyine, "intronisé" le 15 décembre 1984, est un cadre très intelligent et dynamique, dont la politique menée à la Snim, s’est avérée très impopulaire. La nomination de son cousin O. Abeidna comme ministre de tutelle a été vue par beaucoup comme un message clair qu’il doit d’ores et déjà préparé ses valises.. Affaire à suivre..

Wednesday, August 31, 2005



Zeine, le trans-parent

Zeine O. Zeidane, actuel gouverneur de la BCM et opportuniste avéré, veut jouer la rigueur pour sauver son fauteuil. Zeine qui n’a jamais déclaré quoi que ce soit, a fini par venir voir le ministre des Finances et lui signifier verbalement qu’un « trou » de 1400 M était décelé depuis bientôt 9 mois. Zeine, toujours intelligent, assure son ministre que n’eu était le changement salutaire pour la Mauritanie, il n’aurait pas eu la possibilité de « dénoncer » cette malversation. sic !
Aux dernières nouvelles, Zeine tend à indexer ses deux prédécesseurs, espérant la clémence des militaires.. Zeine, tu es un génie..

Ci-dessous, les révélations apportées par le journal Nouakchott-Info dans son édition du 23 août 2005.

1,4 milliards de nos ouguiyas se sont évaporés de la caisse de notre institut d'émission. C'est la conclusion d'un inventaire interne mené durant trois mois et à l'issue duquel MM Yacoub Ould Amar et El Hadj Ndiouk, respectivement contrôleur général de la caisse et caissier ont été placés en détention préventive le jeudi 26 août, au soir.
Le déficit de caisse constaté et qui aurait été reconnu contradictoirement, concerne la période entre 1996 et 2001, durant laquelle trois gouverneurs (Mohamedou Ould Michel, Mahfoudh Ould Mohamed Ali et Sidel Moctar Ould Naji) ont défilé à la tête de la BCM. Abstraction faite des bilans présentés chaque année par les gouverneurs et à l'issue desquels, le Gouvernement s'empressait de les féliciter pour leurs "bonnes performances", la présente affaire est venue conforter les suspicions d'absence de transparence dans la gestion des fonds au niveau de la Banque Centrale de Mauritanie
En août 2001, l'un des deux accusés actuellement placés en détention à la direction de la police économique, en l'occurrence El Hadj Diouk s'était rendu responsable d'un détournement qu'il avait reconnu avoir commis à l'insu de son contrôleur général Yacoub Ould Amar
En dépit de ce forfait commis dans la caisse " Devises", aucun contrôle ne sera diligenté au niveau de la caisse "Ouguiya" et l'intéressé tout autant que son contrôleur, resteront à leurs postes comme si de rien n'était. D'ailleurs, le cabinet d'expertise Price Waterhouse (bureau de Casablanca) qui avait eu à auditer la Banque Centrale de Mauritanie pour la période, justement de 1996 à 2001, n'avait, lui aussi, vu que du feu.

Cécité volontaire ?
En fait, aucun inventaire sérieux de la caisse n'a pratiquement jamais été fait. A sa nomination comme gouverneur de la BCM en juillet 2004, Zeine Ould Zeidane le demandera aussitôt. Les services de la caisse arguaient toujours face aux differents gouverneurs l'impossibilité de réaliser un inventaire de caisse compte tenu de l'énormité de la tache et du manque du personnel. N'empêche, l'inventaire débutera effectivement au mois de mai 2005 et prendra fin le 26 août, mettant en exergue un énorme trou de caisse : 1.400 000.000 d'UM sont déclarés manquants sur une période de six ans Durant une si longue période deux responsables subalternes auraient donc puisé dans la caisse, au nez et à la barbe, des multiples structures de contrôle, de suivi et d'audit. Ni le caissier général, ni le direction du contrôle, celle de la comptabilité et encore moins les differents gouverneurs qui se sont succédés à la tête de la BCM, n'ont pu déceler quoi que ce soit …en six ans. S'agit-il d'une cécité volonté ? C'est à l'enquête de répondre !
Le ver était dans le fruitQuoi qu'il en soit, les dysfonctionnements au niveau de la Banque Centrale de Mauritanie n'ont pas été mis en évidence avec le dernier inventaire de caisse. A Nouakchott Info, nous avons toujours dénoncé la gabegie et tiré la sonnette d'alarme sur la gestion chaotique de nos ressources en devises. A l'époque, nous avions eu l'impression de prêcher dans le désert. A partir de juin 2004 une série de mesures ont été prises pour un assainissement de la situation. Mais le ver était déjà dans le fruit.Raison pour laquelle en juin 2005, le Fonds Monétaire International (FMI) avait déploré l'usage excessif (jusqu'en 2003), de la planche à billet. Rien que pour financer le désastreux plan d'urgence en 2003, la masse monétaire en circulation a triplé, selon le FMI.Le FMI avait également déploré une gestion clientéliste des ressources en devises de la BCM qui a fait que l'écart s'est creusé entre le taux de change officiel et parallèle, entraînant de fait, une dévaluation de la monnaie nationale.Et pour couronner le tout, le FMI a évoqué des faux chiffres concernant la balance de paiement qui lui ont été présentés et avait exigé un audit indépendant des comptes de l'institut d'émission. Un audit qui ne devait donc pas se limiter à l'inventaire des caisses de la BCM mais qui devra éclaircir les conditions de l'utilisation de la manne provenant des accords de pêches avec l'Union Européenne ainsi que les abus et dépassements des différents gouverneurs qui se sont succédés à la tête de la BCM. Autrement on donnera l'impression de s'en prendre au maillon faible de la chaîne et de se concentrer seulement sur une période déterminée.